Archives de catégorie : revue de presse

"L'heure des bassins de vie est venue en Wallonie" Le soir du 4 septembre

 » Paul Furlan veut décloisonner l’espace politique local… Pour mobiliser des moyens privés importants au profit des villes et des bassins, on ne peut plus accepter ni le temps nécessaire à ces projets ni les blocages individuels… L’idée est de concentrer dans une seule enveloppe les moyens de la politique des grandes villes, bientôt transférée aux régions, de la rénovation urbaine, de la revitalisation urbaine ou des plans de développement rural ».

La Ville contre les campagnes ?

Dans Le Soir du mardi 19  juin 2012, Eric Deffet relate la polémique qui enfle à propos des « noyaux d’habitat » :
 » (…) Il faut rappeler en quoi consistent ces noyaux d’habitat. Le constat : pour faire face aux enjeux environnementaux et démographiques ( un million de Wallons en plus en 2060) « il faut densifier l’habitat là où l’offre de services et de transports est la plus large et la plus performante car la ville ne doit pas s’étendre plus que nécessaire » plaide Philippe Henry. La méthode : déterminer dans chaque commune wallonne petite ou grande, un noyau d’habitat où les investissements immobiliers seront financièrement favorisés. Le calendrier :  » Les cartes déterminant ces noyaux seront prêtes avant l’été  » nous avait expliqué le Ministre. Il ne faut plus y compter : l’approche de la campagne électorale n’est pas le moment idéal pour avancer sur un sujet à ce point polémique.
Assez curieusement, tout le monde s’accorde sur le principe : «  Nous partageons entièrement l’objectif final: éviter l’étalement urbain et concentrer les nouveaux logements dans les zones d’habitat existantes » disent les élus PS. Une idée qui a souvent été réduite abusivement à une lutte contre les « villas quatre façades » …
Au-delà pourtant, les élus des zones rurales veulent un traitement différencié: «  En ville, les noyaux d’habitat correspondent souvent au territoire communal, ce qui n’est pas le cas à la campagne caractérisée par une multitude de petites zones habitées éparses. On ne peut donc avoir partout la même définition des noyaux ». (…)
Le Ministre CDH de la ruralité, Carlo Di Antonio : «  Il est inconcevable que des zones bâtissables situées en zones rurales soient pénalisées. Je m’opposerai à tout projet qui pénalise les habitants des zones rurales ».
Commentaire :  voilà un débat fondamental d’aménagement du territoire qui me paraît encore bien mal engagé :  des principes sans nuances et des appétits les plus divers s’opposent sans ménagement.
Certes, nous sommes confrontés essentiellement à un problème de mobilité et de pollution.
Mais y a-t-il une seule réponse à l’heure où les moyens individuels de déplacement sont accessibles à tous et où les moyens de communication ( gsm, internet …)  se développent sur tout le territoire ?
N’y a-t-il pas lieu de réfléchir à une série de mesures possibles favorisant une répartition harmonieuse et « durable » de la population sur le territoire et  par ailleurs d’écouter les souhaits de cette population ?
Trop souvent, on a l’impression que les élections nous permettent d’élire des représentants qui par la suite écoutent surtout ( ou laissent faire)  leurs « administrations » et « experts »  plutôt que la population.
Il ne faut certes pas en déduire que les uns ont toujours tort et les autres toujours raison … mais la démocratie exige 
de la pédagogie et non les coups tordus !
A. Cordier 

Une revue pour changer d'époque

Dans la nouvelle revue WE DEMAIN  n° 1 (une revue pour changer d’époque : éditeur Cherche Midi) des articles qui nous concernent directement :
« Nous deviendrons tous nos propres producteurs d’énergie » Dans cet article, l’auteur développe l’idée selon laquelle toutes les habitations deviendront des mini-centrales électriques . Mais cette production ne peut réellement être utilisée que si des « réseaux électriques intelligents »   ( smart grids) sont mis en place qui répartissent l’électricité produite là et quand on en a besoin. Ces réseaux permettraient aussi d’utiliser à meilleur escient les énergies renouvelables dont la production varie en fonction des conditions climatiques. La production centralisée de l’électricité ( de l’énergie) n’aurait plus de raison d’être … Qui plus est de nombreuses pistes sont ouvertes pour transformer en électricité des sources jusqu’à présent inexplorées … Un article passionnant
 » La 3e révolution industrielle » A lire aussi cet entretien avec Jérémy Rifkin, spécialiste américain de prospective économique qui vient de publier un livre du même nom.
Une revue qui mérite le détour … et de continuer.
Alain Cordier

Les villas modernistes chefs d'oeuvre en péril …

Dans le soir immo du 9 février:  à propos de la publication d’un livre sur les réalisations des architectes Baucher-Blondel-Philipone qui réalisèrent, alors jeunes architectes, le pavillon Marie Thumas et le bureau du commissariat général de l’expo 58 mais surtout de nombreuses maisons dans les années 60-70 :
« Beaucoup de maisons érigées par le trio Baucher-Blondel-Philippone rappellent les « custode-house » des Etats-Unis ou de Scandinavie expose Irène Lund, co-auteur de l’ouvrage. Nous voulons sensibiliser le public car c’était une architecture généreuse vis à vis des usagers et qui continue de marquer les architectes actuels. Elle privilégiait la fonctionnalité: les belles vues, les espaces confortables et les circulations fluides entre les pièces. Malheureusement, lorsqu’ils acquièrent ce genre de maisons, les nouveaux propriétaires n’hésitent pas à dénaturer complètement la demeure. »
Le livre: Baucher-Blondel-Philippone, 3 architectes modernistes par Irene Lund et Maurizio Cohen édité par la Cellule Architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles en vente au prix de 35 €

Gare de Mons: un projet indécent ?

Dans le journal « Le Soir » du 9  février 2012:
Les opposants à la gare « Calatrava » ont remis un document de 40 pages au Ministre Philippe Henry et déposeront un recours contre la décision du Ministre Henry.
Outre le coût de la gare , les opposants soulignent que la gare présente un intérêt architectural indéniable ( oeuvre de l’architecte montois René Panis) et que les conditions du concours passé en 2006 stipulait que le projet de passerelle excluait le périmètre de la gare actuelle .
Dans LaProvince.be publié le 9 mars 2012 :
Selon le planning prévu par les promoteurs de ce gros projet, la gare provisoire de Mons, qui a déjà pris place sur le parking longeant le boulevard Charles Quint, devait devenir opérationnelle dès le printemps. Cet aménagement s’inscrit dans le cadre du méga chantier de la future gare montoise dessinée par l’architecte Santiago Calatrava. Mais, rappelons-le, tous les Montois n’approuvent pas le projet Calatrava et rejettent catégoriquement l’idée de démolir la gare actuelle. Après une pétition et d’autres actions, ces “ opposants ” ont introduit plusieurs recours.
Dont un auprès du ministre de l’Environnement, et de l’Aménagement du territoire Philippe Henry, visant cette fois le permis unique qui autorise la construction de la gare Calatrava.
Par ailleurs, l’association Inter Environnement Wallonie a également adressé un recours chez le ministre Henry. De quoi contrarier à nouveau les plans de la SNCB Holding et INFRABEL, maîtres de l’ouvrage, et d’Eurogare, maître d’œuvre. Du coup la mise en service de la gare provisoire est reportée à l’automne prochain. “ Nous attendons que cette phase de recours soit terminée et ensuite le basculement vers la gare provisoire pourra se réaliser ”, explique Martine Doutreleau, responsable de la communication pour Eurogare. Basculement signifie que la gare actuelle ne sera plus opérationnelle et que les voyageurs devront obligatoirement passer par les containers empilés sur le parking pour pouvoir accéder aux quais.
ET QUE PENSENT LES ARCHITECTES DE CE PROJET ?
 

201 recours en 2010 en Brabant Wallon

Lu dans Espace-Vie, la revue de la Maison de l’Urbanisme du Brabant Wallon, n° d’octobre 2011
« Proposer une architecture contemporaine en Brabant wallon s’accompagne le plus souvent d’un long parcours administratif. Conséquence: les rêves de certains peuvent partir en fumée, faute de temps et d’argent. A qui la faute? Les causes sont multiples. »
L’auteur de l’article insiste surtout sur les disparités existant entre les différentes communes et le fait que certains projets pourraient être acceptés dans un commune mais refusé dans la voisine.  Et Patrick Verschuere ( ancien Président de l’UWA) de renchérir:  » En fait, on a pris les choses à l’envers. Au lieu de faire des règlements régionaux, on a élaboré une réglementation spécifique aux communes. Cela va à l’encontre d’une uniformité. On a multiplié les règlements. Ce qui a favorisé l’émergence d’une mentalité de municipalistes soucieux de préserver leurs prérogatives et donc ne pas toujours prendre les bonnes décisions »