Archives de catégorie : revue de presse

En deux ans, le nombre de «détachés» a doublé dans le secteur de la construction

PASCAL LORENT
L E SOIR Mardi 2 juin 2015
Le secteur de la construction, principale victime de la législation européenne sur le détachement? L’information n’est pas neuve. Ce qui l’est, par contre, ce sont les chiffres cernant l’ampleur du phénomène. Ils émanent du Fonds de sécurité d’existence du secteur, mécanisme complémentaire de solidarité financé par les cotisations sociales prélevées dans le bâtiment. Et ils sont alarmants!
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L’impression 3D au service de notre quotidien

Le Soir : Jeudi 28 mai 2015 – LUDMILLA INTRAVAIA

Des lunettes, des bijoux, des ustensiles de cuisine ou du mobilier de décoration… notre vie de tous les jours regorge d’objets tout droit sortis d’une imprimante 3D.
 » Demain, si votre frigo est en panne, vous commanderez la pièce de remplacement sur internet et vous irez la chercher, près de chez vous, dans un print shop qui l’aura imprimée à votre intention. »
Chez Materalise, entreprise spécialisée dans le 3D printing, on réfléchit assidûment à quoi ressemblera notre quotidien, dans un futur proche, grâce à cette technologie. Thème central d’un cycle de conférences organisé à Bruxelles, fin avril, par cette firme belge, la fabrication additive d’objets tridimensionnels, par accumulation de couches successives de matière, fait dorénavant partie de notre vie.
«Les gens ne s’en rendent pas compte mais dans tous les objets que nous utilisons, à l’heure actuelle, de nombreuses parties sont imprimées en 3D», note Peter Leys, executive chairman chez Materialise qui pointe également l’intérêt grandissant des marques et créateurs pour le 3D printing. Ainsi, en Belgique, le modiste Elvis Pompilio propose une ligne de chapeaux en impression 3D, tandis que Hoet Design Studio vient de lancer sa collection de monture de lunettes Cabriolet CC utilisant cette technologie. «L’impression 3D permet un travail des formes et courbures très précis», explique Bieke Hoet, cofondatrice du studio de design d’eyewear brugeois pour qui, «les perforations situées au-dessus du pont et sur les côtés des lunettes, par exemple, sont irréalisables sans la technique d’impression 3D
«Dans un ou deux ans, le client choisira sa paire de lunettes sur un écran d’ordinateur, après un scan de son visage par l’opticien et, le lendemain, il reviendra chercher ses lunettes, fabriquées entre-temps par impression 3D, prévoit Peter Leys. Cette personnalisation de la mesure et des goûts se double d’une réduction des coûts d’inventaire, des frais de transport et du gaspillage de matière, dans le sens où l’on ne produira que ce dont on a réellement besoin. A terme, on peut imaginer que votre opticien, mais aussi le bureau d’architecte de votre quartier, l’hôpital ou l’université posséderont leur propre imprimante 3D.»
Quant à l’utilisation de l’impression 3D par les particuliers, à la maison, elle semble improbable, notamment en raison de la diversité des matières existantes, nécessitant, chacune, leur méthode d’impression spécifique. «Les gens n’imprimeront pas de plastique chez eux, sauf peut-être quelques jouets, affirme Hod Lipson, professeur d’ingénierie à l’université américaine Cornell. Par contre, je suis certain que, dans 10 à 20 ans, ils imprimeront de la nourriture à la maison, parce que, s’il y a bien une chose que les gens aiment faire chez eux, c’est la cuisine.»
«Et si vous trouvez que le 3D printing est révolutionnaire, attendez seulement que nous imprimions des composants électroniques pour créer des objets pensants et agissants», s’enthousiasme ce spécialiste en robotique et intelligence artificielle rêvant d’un «robot qui jaillira, tout seul, de son imprimante, batteries incluses. On n’y est pas encore mais on y arrivera.»
LUDMILLA INTRAVAIA

 
 
 

Une tôle de toiture qui produit de l’électricité.

Le Soir Jeudi 28 mai 2015
Liège crée le photovoltaïque de demain
PHILIPPE BODEUX
Métallurgie Le CRM Group met au point une tôle de toiture qui produit de l’électricité.
Grâce à la technologie de revêtement sous vide, il est possible de rendre une bobine d’acier «photovoltaïque».
Le produit pourrait arriver sur le marché d’ici trois ans.
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Les fonctionnaires de l’Urbanisme au bord de la crise de nerfs

Le Soir Mardi 26 mai 2015

JEAN-LUC BODEUX

Région wallonne :  L’administration trop souvent perturbée par un programme informatique défaillant

L’informatique peut être un merveilleux outil de gestion des données mais aussi un véritable casse-tête. C’est le cas depuis près de trois mois au sein d’un service de l’administration wallonne, la DG04, la direction extérieure de l’Urbanisme présente dans chacune des grandes villes wallonnes.
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Biennale de Venise : la Canadienne Phyllis Lambert, Lion d'or d'honneur 2014

Extrait d’un article de Jean-Jacques Larrochelle  dans Le Monde.fr | 
La Canadienne Phyllis Lambert a reçu le Lion d’or d’honneur de la Biennale de Venise 2014. Ce prix, couronnant l’œuvre d’une vie (« lifetime achievement »), sera décerné lors de la 14e exposition internationale d’architecture, qui se tiendra du 7 juin au 23 novembre 2014. La décision a été prise par le Conseil de la Biennale de Venise, présidé par l’Italien Paolo Baratta. Continuer la lecture de Biennale de Venise : la Canadienne Phyllis Lambert, Lion d'or d'honneur 2014

Plus de permis moins de crédits !

Dans le Soir du 15 mai, un article qui met en évidence une augmentation globale du nombre de permis pour la Belgique mais qui cache la situation en Wallonie : de 2009, le nombre de permis pour construction a quasi diminué de 50 % tandis que les permis pour les rénovations sont en légère augmentation.
A noter aussi que suivant l’administrateur délégué de la Confédération Construction , le secteur est la principale victime du resserrement des conditions de crédits opérées par la banques.
AC.
Voir lien vers l’article ci-dessous.
le soir-150514

BINCHE : Le triage-lavoir aura une seconde vie

Gisele Marechal
BINCHE Il abritera les archives de plusieurs institutions fédérales. Un autre projet attend le triage-lavoir proprement dit. Progressivement, un pôle scientifique, culturel et archéologique devrait voir le jour sur place.
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L’enveloppe extérieure du triage-lavoir a été refaite il y a quelques années. © Avpress<br /><br /><br />
    L’enveloppe extérieure du triage-lavoir a été refaite il y a quelques années. © Avpress
Elle est bien révolue l’époque où le triage-lavoir de Péronnes-lez-Binche, cet immense bâtiment édifié dans les années 50 grâce à l’argent du plan Marshall, servait à nettoyer le charbon extrait des mines aux alentours. Quelques années plus tard, le site fermait et entamait une longue léthargie postindustrielle de laquelle un projet de reconversion promet à présent de le sortir.
Ce projet est double : construire un nouveau bâtiment susceptible d’abriter les archives des musées fédéraux et poursuivre la rénovation de l’actuel, en béton armé, pour y loger un dépôt archéologique central pour le compte des autorités wallonnes.
Mercredi dernier, Freddy Joris, le président de la société anonyme Triage-Lavoir du centre, qui est aussi l’administrateur général de l’Institut du patrimoine wallon (IPW), avait invité la presse à assister aux premiers mouvements des engins mécaniques.
La construction de l’immeuble d’archivage est confiée aux sociétés BAM et Galère. Dès le 26 mai, les fondations vont être creusées. L’immeuble, semi-enterré (1,2 mètre de celui-ci pointera en dehors sol), sera adossé à l’arrière du triage-lavoir. Sa partie gauche aura deux niveaux en sous-sol. Achevé en principe en 10 mois, le bâtiment offrira 9.000 m2 à quatre institutions scientifiques fédérales : l’Institut des sciences naturelles de Belgique, la Bibliothèque royale Albert 1er, le Musée royal des Beaux-Arts, et le musée royal d’art et d’histoire. Un chantier dont la décision de principe du conseil des ministres (fédéral) remonte à 2003. Élément spécifique du chantier : on adossera le toit de l’immeuble à la bâtisse existante avant de dresser un contrefort de béton contre le mur arrière du triage. Coût total : 12 millions d’euros, pour le compte de la Régie des Bâtiments. L’immeuble serait fonctionnel d’ici à la fin 2016.
La construction en question a ceci de stratégique qu’elle valorise le triage-lavoir – situé juste à côté donc – qu’il fut, en 2000, question d’abattre, puis de sauvegarder, deux ans après. «  En 2009, le gouvernement wallon a décidé d’y installer le dépôt archéologique central, rappelle Freddy Joris. Il permettrait de concentrer en un seul lieu tous les vestiges mis à jour lors de fouilles archéologiques en Wallonie, de même que de rassembler les 250 fonctionnaires du service. Nous ambitionnons de créer dans le triage 12.000 mètres carrés grâce à des cloisons contemporaines qui permettraient de préserver l’espace intérieur. Dès qu’il serait lancé par le gouvernement wallon, ce chantier-là durerait 2 ans, et coûterait 23 millions d’euros. La Wallonie s’y retrouverait. »
Ce chantier-là est très appuyé par Laurent Devin, député-bourgmestre de Binche, sur place ce mercredi. « On a entamé une tâche, il faut la terminer et réaliser ce pôle archéologique, culturel et scientifique, au risque d’allonger la liste des grands travaux inutiles. »