MONS : dossier Caserne: «Un cas malheureux»

Le SOIR : Mardi 14 juillet 2015

Mons
Le député libéral (et échevin empêché de Mons) Georges-Louis Bouchez a porté le dossier «Caserne» au parlement wallon, ce lundi. L’élu a dénoncé «une situation surréaliste, le zèle de l’administration et la toute-puissance du fonctionnaire délégué de la Région wallonne» au détriment des architectes et des propriétaires qui ont investi dans cet ensemble composé de 117 logements de standing dans un quartier de la ville en plein renouveau.
Le 4 mars 2013, pour rappel (Le Soir de lundi), le fonctionnaire délégué a fait arrêter ce chantier titanesque pour une obscure question de couleur de brique. Expertises à l’appui, le bureau d’architecture Matador a démontré qu’il n’avait pas enfreint les règles urbanistiques. Mais le litige a abouti devant le tribunal de Mons qui a forcé les autorités et le promoteur à s’entendre sur de substantielles modifications des immeubles, alors que le chantier est achevé et les appartements occupés.
«C’est un manque de respect pour le travail des auteurs du projet, dénonce Georges-Louis Bouchez. Disons les mots: l’intervention de ces derniers jours sur le site a dégueulassé leur projet. Cela va à l’encontre du bon sens puisqu’ils n’ont pas commis de faute.»
Carlo Di Antonio (CDH), ministre de l’Aménagement du Territoire parle d’«un cas malheureux», mais rappelle-t-il, «le dossier a fait l’objet de conventions conclues devant le tribunal entre la Région, la ville et le promoteur, et qui lie les parties, même si je ne cautionne pas les prémices de cette histoire autour de la couleur de la brique.»
Le ministre veut tirer les leçons de ce saccage architectural: «Imposer des modifications en guise de compensation, cela n’a pas de sens. Cela prouve la nécessité de mettre en place une réunion préalable entre tous les acteurs en amont d’un projet. C’est prévu dans le nouveau code.»
Voilà qui ne fera pas le bonheur du bureau Matador qui continue à mobiliser autour de la mésaventure qu’il subit: «Nous renouvelons notre profonde indignation contre cet acte téméraire et violent de destruction d’un travail mené durant neuf années.» Lundi soir, la pétition sur internet flirtait avec les 700 signatures.
E.D.
POUR SIGNER LA PETITION COPIER  CE LIEN :
https://lapetition.be/en-ligne/Appel-a-soutien-16007.html
 
 

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