CWATUPE : l'administration non consultée

Dans une longue et très intéressante interview publiée dans la revue « Espace-vie » n° 228 de février 2013, je retiens les réponses du fonctionnaire délégué du Brabant Wallon à propos de la réforme du CWATUPE :
Question : le Ministre boucle la révision du CWATUPE mais les fonctionnaires délégués n’ont apparemment pas été consultés. Cela ne fait-il pas mauvais genre alors qu’il avait annoncé une vaste consultation?
Réponse: C’est très décevant en tout cas ! Je ne comprends pas. Dans le cadre de l’évaluation, j’ai été consulté à la fin du processus, uniquement car je l’ai exigé. Les autres fonctionnaires n’ont pas eu cette chance. Il s’agit d’un travail uniquement politique, entre les cabinets. L’administration qui rassemble les acteurs du terrain n’a pas été consultée.
(…) 

Propos recueillis par X.A.

Le nouveau CWATUPE consacrera les territoires centraux

Le Soir du 7 février 2013
 » Le texte est prêt, répète à l’envi le Ministre Philippe Henry en charge du dossier. En fait, il végète sur la table du gouvernement et est actuellement soumis aux derniers arbitrages entre PS, CDH et Ecolo, les trois branches de l’Olivier Wallon.
(…)
Les élections communales ont anesthésié le débat. Mais le CWATUPE devrait lui rendre vigueur. On identifie dans les pages dont nous disposons, l’émergence de notions comme le « schéma de développement du territoire central » ou le « schéma d’urbanisation ». Autant d’éléments qui prouvent que l’idée de « noyaux » ou « territoires centraux » reste au centre de la réflexion.
Le Ministre Henry ne s’en est d’ailleurs jamais caché: « Le gouvernement a dégagé un accord sur un mécanisme de simplification administrative dans des « territoires centraux » qui restent encore à définir précisément, explique-t-il. Les communes pourront s’affranchir très largement des nombreuses couches administratives existantes pour disposer d’une grande souplesse et mener un urbanisme de projets dans les centres ».
Mine de rien, c’est le futur visage de la Wallonie qui s’élabore ici. De quoi susciter d’interminables polémiques dans les semaines à venir.
Eric Deffet.