Gare de Mons :irrecevable

le Soir du 28 janvier 2013
 » Le conseil d’état a suivi son auditeur: vendredi, il a déclaré irrecevable la requête en extrême urgence introduite par des riverains de la gare de Mons . Ceux-ci voulaient obtenir la suspension du permis autorisant les travaux de démolition de l’actuel bâtiment, qu’ils estiment imminents, et de construction de la gare dessinée par Santiago Calatrava. Pour le Conseil d’Etat, l’extrême urgence n’est pas justifiée puisque les plaignants pouvaient agir depuis l’octroi du permis en mai 2012″.

Le DAR père tue-t-il le fils ?

« Le Soir » des 26 et 27 janvier 2013
L’auditeur pour le rejet de la requête des riverains de la gare. (…) Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour Me François Colette et ses mandants qui cherchent à obtenir la suspension du chantier de destruction de la gare actuelle et la construction de sa suivante imaginée par l’architecte Santiago Calatrava pour le compte de la SNCB Holding: le plus souvent, le Conseil (d’Etat) suit l’avis de l’auditeur. (…)
Le magistrat a eu une excellente idée : nommer « DAR père » le décret de 2008 instaurant une procédure d’exception pour les permis à délivrer à des projet d’intérêt régional et « DAR fils » le décret du 5 juillet 2012 qui ratifie le permis unique accordé par le gouvernement wallon pour la gare Calatrava de Mons .
On se souvient qu’en novembre 2012, le conseil constitutionnel a invalidé le « DAR père » . Toute la question dès lors est de savoir si le « DAR fils » est 
emporté dans cette tourment et avec lui le permis unique »

Pour vivre heureux, vivons regroupés

« Le Soir » du 23 janvier 2013
« L’étalement urbain coûte trop cher »
« Il faut redensifier plaide Françoise Marique une chercheuse de l’ULG 
 » En Wallonie, la superficie urbaine s’élevait à 2400 km2 en 2011 contre 2100 km2 en 1995, soit une croissance de 15 % en 16 ans pour une augmentation de  la population de 6,4 % »
Cette chercheuse met en évidence que :
– à isolation équivalente des habitations , un quartier comptant 6 maisons 4 façades par ha consomme de 24 à 15 % de plus que le même avec 13 logements mitoyens ou semi-mitoyens
– il faut y ajouter les coûts de mobilité et de réseaux liés à l’éloignement.
NDLR
C’est une évidence que les architectes et les urbanistes avaient déjà soulignés lors de l’élaboration des plans de secteur dans les années septante et quatre-vingt : on n’a pas été entendu et les zones d’habitat s’égrenèrent allègrement le long des routes ….
Maintenant, on est bien obligé de gérer.
Mais au fait pourquoi les gens se sont précipités et se précipitent encore sur ces lotissements ? La réponse est-elle si simple et unique ?

Disparition d'Andrée Putman à l' âge de 87 ans

« Le Soir » du 21 janvier 2013

 » L’ambassadrice du goût français est décédée à l’âge de 87 ans. Décoratrice de nombreux hôtels et du Concorde, Andrée Putman a aussi dessiné des objets du quotidien. Sa signature : le mythique damier noir et blanc.

Racée, stylée, cette grande dame terriblement stricte et hautaine pour certains s’est éteinte samedi, dans le sixième arrondissement parisien, à l’âge de 87 ans. Pas une mèche folle sinon celle qui lui barrait le front ne dérangeait le fort caractère de l’intransigeante Andrée Putman. La devise de la designer et architecte d’intérieur ? Intemporalité et sobriété.
Elle était parmi les plus grands architectes d’intérieur et a signé de son style épuré et élégant des hôtels, restaurants et boutiques mais aussi des bureaux de ministre et des objets de tous les jours. Le style Putman est reconnaissable entre tous : une ligne à part entière, autour du noir et blanc. Elle se plaisait à mêler les époques, les matériaux, avec deux éléments essentiels : la lumière et l’espace. Noir, blanc, beige, gris, parfois un bleu Klein, sa palette était d’une extrême sobriété.
Révolutionnaire et inventive, cette Parisienne de la haute bourgeoisie était aussi la créatrice rebelle qui a introduit du piment dans les objets quotidiens, dans ce souci de l’inaccessible étoile qu’est la perfection : le bec d’une cafetière qui empêche la goutte de tomber, un escalier conçu comme un collier, un écrin pour une marque de champagne…
Andrée Putman, c’était une tête bien faite sous un héritage lourd à porter. Née en 1925 dans une famille de notables lyonnais, elle a toujours entretenu un rapport d’amour-haine avec ses origines. Sa grand-mère n’est autre que la créatrice du prix Femina. Ajoutez un père normalien, une mère fantasque et concertiste virtuose, huit heures de piano par jour, des étés chez les carmélites à l’abbaye de Fontenay, en Bourgogne, c’est lourd. Fin des années 50, elle épouse l’éditeur et critique d’art Jacques Putman.
Au milieu des années 60, Denise Fayolle l’engage pour lancer « le style Prisu », Prisunic. Elle qui déteste le « luxe pompeux, une chose polluante qui me fait horreur », propose de la vaisselle blanche, des meubles en plastique et des lithos à 100 francs français signées César, Alechinsky ou Arman.
Une femme insolite
En 1971, elle aménage un concept store rue de Rennes où elle met en lumière les créateurs Thierry Mugler, Issey Miyake, Castelbajac. Sa carrière est lancée. Cette femme insolite s’est d’abord fait connaître à New York avec sa rénovation de l’hôtel Morgans sur Madison Avenue, aux salles de bains à damier noir et blanc. Son aménagement avait frappé les esprits par sa modernité et son minimalisme. Dans la lignée de Pierre Paulin, elle répond à Jack Lang, ministre de la Culture, qui lui confie en 1982 la réalisation de son bureau, première d’une série de commandes officielles. Elle devient une des marques du luxe et de l’élégance à la française.
Sa fille Olivia avait pris les rênes du Studio Putman en 2007 et réalisé des aménagements d’intérieur, notamment en Belgique.  »
Dominique Legrand

 pour en savoir plus :  www.andreeputman.com/

Exposition Henry Van de Velde

« Le Soir » du 7 janvier 2013
L’Allemagne et la Belgique commémorent le 150e anniversaire de la naissance de Henry Van de Velde , fondateur de la Cambre et du Bauhaus.
La Klassik Siftung Weimar accueille au printemps une grande rétrospective consacrée à l’oeuvre de l’architecte et designer belge. Cette fabuleuse exposition « Passion-Fonction-Beauté » sera présentée au Musée du Cinquantenaire du 13 septembre au 12 janvier.

www.vandevelde2013.de ou www.mrah.be

Ouverture du Louvre-Lens

« Le soir » des  31/12/12 et 01/01/13.
Un musée qui s’ouvre, ça n’arrive pas tous les jours. Mais quand il est aussi intelligemment pensé et réalisé, cela tient du miracle.
Bien  loin d’une simple succursale de la vénérable institution parisienne, le Louvre-Lens s’est affirmé d’emblée comme un véritable laboratoire de ce que pourront être les musées de l’avenir. Chacun de ses éléments contribue à une réussite majeure: une architecture superbe mais discrète et entièrement au service du propos artistique; des chefs d’oeuvre venus en droite ligne de la maison mère; un parcours permanent ( pour cinq années ) proposant une remontée à travers le temps depuis l’invention de l’écriture jusqu’au XIXe siècle ; des expositions temporaires de très haut niveau ( avec une formidable plongée dans la Renaissance pour commencer ); un espace thématique où les oeuvres du passé côtoient les artistes contemporains …

JM W – www.louvrelens.fr
Je partage cet enthousiasme après ma visite sur place … je vous en reparle bientôt !

Décès d'Oscar Niemeyer

Un géant du XXe siècle est décédé ce 5 décembre 2012 à l’âge de 104 ans.
Créateur infatigable, ( il dessinait encore l’année dernière ! ) il aura marqué l’architecture ( et l’urbanisme) du XXe siècle d’une manière indélébile et immédiatement reconnaissable.
Une visite sur le site du Courrier de l’Architecte vous fera découvrir une partie son oeuvre .
J’en extrait ces quelques lignes
« (…) , Pablo Neruda, après son atterrissage à Brasilia, s’est exclamé «L’air ! Vaste et céleste ! D’en haut, la ville blanche, la ville Vénus : Brasilia !».
Ajoutant, une fois le premier contact avec la ville nouvelle établi : «Depuis ici, nous nous sentirons dignes de voler vers d’autres planètes. Niemeyer est le point final d’une parabole initiée par Léonard de Vinci : l’utilité de la pensée constructive, la création comme devoir social, la satisfaction spatiale de l’intelligence».
Plus sur : http://www.lecourrierdelarchitecte.com/_recherche?ch=niemeyer