201 recours en 2010 en Brabant Wallon

Lu dans Espace-Vie, la revue de la Maison de l’Urbanisme du Brabant Wallon, n° d’octobre 2011
« Proposer une architecture contemporaine en Brabant wallon s’accompagne le plus souvent d’un long parcours administratif. Conséquence: les rêves de certains peuvent partir en fumée, faute de temps et d’argent. A qui la faute? Les causes sont multiples. »
L’auteur de l’article insiste surtout sur les disparités existant entre les différentes communes et le fait que certains projets pourraient être acceptés dans un commune mais refusé dans la voisine.  Et Patrick Verschuere ( ancien Président de l’UWA) de renchérir:  » En fait, on a pris les choses à l’envers. Au lieu de faire des règlements régionaux, on a élaboré une réglementation spécifique aux communes. Cela va à l’encontre d’une uniformité. On a multiplié les règlements. Ce qui a favorisé l’émergence d’une mentalité de municipalistes soucieux de préserver leurs prérogatives et donc ne pas toujours prendre les bonnes décisions »

Echos de la réunion de la SAC de ce 11/10/2011

Sont présents: JM Scheirs, G. Gosse, S. Posty, A. Cordier, D. Floris et P. Simoens
Nouvelles de l’UWA
Notre Président Stéphane Posty, qui est administrateur de l’UWA, rend compte de la dernière AG.
Récemment est intervenu un changement important: Jean-Marie Fauconnier remplace Patrick Verschuere en tant que Président. S. Posty a démissionné du poste de secrétaire  ne pouvant assumer comme il le souhaitait ses missions professionnelles et associatives.
Lors de l’AG, ont été approuvées un certain nombre de mises à jour des statuts. Par contre, la proposition d’augmenter le nombre d’administrateurs n’a pas été acceptées.
Quelques manifestations à retenir:
Le mardi 18 octobre 2011, aux Halles Universitaires à Louvain la Neuve : 1er Concours d’urbanisme pour étudiants « Penser la ville de demain » avec une leçon d’urbanisme de Bernardo Secchi, professeur à l’Institut d’Architecture de Venise. renseignements et inscriptions : secretariat@uwa.be
Le mardi 25 octobre 2011, au Palais des Beaux Arts à Bruxelles :  » Le prix Belge pour l’architecture et l’énergie 2011″  renseignements et inscription : fabawards@fab-arch.be
Le mardi 25 octobre 2011, aussi !  au centre Hainaut Développement, parc scientifique Initialis à Mons : « Les marchés publics de services d’architecture » renseignements et inscription : marches.publics@hainaut-developpement.be
Les ateliers du territoire
La démarche est intéressante. Cependant répondre à un questionnaire dont la plupart des questions sont orientées pour appuyer les thèses du Ministre n’était pas vraiment valorisant. JM Scheirs et A Cordier ont assisté à une après-midi de « réflexion » au siège de  l’UWA qui ne les a pas vraiment convaincu. L’UWA qui enverra les réponses au Ministre signalera la frustration des participants par rapport à un questionnaire aussi orienté.
Visite du centre ELEA à Mouscron
Cette visite a été organisée à l’initiative de Morlanwelz Forum, qui souhaite créer une GRAPPE dans la région du Centre à l’image de ce qui s’est fait à Mouscron pour promouvoir la bio-construction en associant les acteurs du monde la construction, entrepreneurs, architectes, écoles, forem, responsables d’associations, etc… Le confrère M. Bognanno a assisté à des réunions de Morlanwelz Forum et pourrait nous en dire plus.
S. Posty et A. Cordier ont assisté à cette visite du centre ELEA construit selon les principes du développement durable. Les responsables du centre ont insisté sur la difficulté de trouver des entreprises capables de construire ce type de bâtiments.
C’est pourquoi leur démarche consiste à former principalement des demandeurs d’emplois à ces nouvelles techniques de construction.
Une inquiétude, cependant, quant à la pérennité de certains matériaux mis en oeuvre… l’architecte pourra-t-il prendre la responsabilité de les mettre en oeuvre sur base d’essais valables ? G. Gosse souligne à cet égard combien lors du dernier séminaire de la compagnie d’assurances EUROMAF, il a été signalé que les architectes devait être prudents à cet égard et par exemple ne pas s’impliquer dans les études PEB.
P. Simoens se demande s’il est réaliste de créer un peu partout des groupes d’études comme ces GRAPPE alors que le cluster ECO-CONSTRUCTION a lui-même des difficultés à trouver ses marques.
Les permis d’urbanisme à La Louvière ?
On ne peut pas dire que la situation s’améliore: il devient de plus en plus difficile d’obtenir un permis.
Que faire ?
Il est urgent que la Ville organise ses services en vue de respecter les délais légaux.
Il est proposé de se faire conseiller, soutenir par des avocats compétents dans le domaine de l’urbanisme. Qu’en pensez-vous ? Il semble qu’il faille aussi ne pas introduire de permis dont le traitement par la DGATLP Charleroi se ferait pendant les congés d’été. On risque un refus par absence de décision !
Prochaines activités SAC
Visite de Stabilam, organisée par Renzo Dal Cin ce vendredi 21 octobre 2011
Stéphane Posty se propose d’inviter un responsable du service cartographique de la région wallonne: le site va être revu début 2012 . Il offre déjà de nombreuses possibilités bien utiles pour les architectes.
Robert Bassetto organisera un nouveau voyage en Italie région de Milan et Bergame au printemps 2012. Merci de signaler votre intérêt pour ce voyage.
Une réunion d’information sera organisée sur les types et finition des bétons très prochainement.
Elections de l’ordre
3 candidats de la SAC se présentent … parmi 7 candidats pour 7 membres à élire .  A vous de faire le bon choix.
Ancienne piscine de La Louvière
A. Cordier est inquiet sur le devenir de la piscine … la fresque sera préservée signale S. Posty. Un permis modificatif a dû être introduit suite à des problèmes de structure.
On peut se demander s’il était opportun de créer des logements dans ce bâtiment qui présentait de nombreuses qualités, urbanistiques, architecturales et constructives.
Qu’en restera-t-il une fois les travaux terminés?
Prochaine réunion
Certains ne pouvant être présents le mardi soir, la prochaine réunion est fixée au mercredi 23 novembre 2011 à 18h00 à la Maison des Associations à La Louvière.

Les travaux à La Louvière

Vous saurez tout sur l’évolution des travaux de rénovation urbaine du centre ville de La Louvière en vous rendant sur le site http://lupo.posterous.com/ qui décrit au fur et à mesure le déroulement des travaux, répond aux questions et dément certaines rumeurs.
Vous savez certainement, que notre confrère Pascal Simoens, membre de la SAC est à la tête de l’équipe d’architectes et d’urbanistes auteur des projets de rénovation.

La sensibilisation et la formation du public aux architectes

Dans le livre « Qui a peur de l’architecture ? » , livre blanc de l’architecture contemporaine en communauté française paru en 2004, les réflexions du sociologue français Florent Champy me paraissent particulièrement pertinentes. En voici quelques extraits:
(…) il est avant tout nécessaire de se donner une définition de la qualité architecturale, afin de savoir sur quoi communiquer? Une approche ramenant l’architecture à une histoire des formes me semble à cet égard tout à fait inadaptée. (…) Dans des actions de sensibilisation (…) il serait nécessaire d’élargir le plus possible le discours à des aspects de l’activité de construction qui permettent de prendre en compte les attentes du public, et donc celles des enfants. Peut-être vaudrait-il d’ailleurs même mieux parler de qualité du cadre de vie, que d’architecture, notamment en s’appuyant sur l’intérêt déjà grand des enfants pour des thèmes comme le développement durable et les équipements de la ville. (…) Les architectes ne peuvent être crédibles que s’ils prennent en compte dans leur jugement ce qui tient à coeur à leurs usagers. Il faut renoncer à faire de la communication sur l’architecture comme la rêvent les architectes sans tenir compte des attentes, des goûts et des dégoûts de leur public.
Pour cela, et pour éviter les effets pervers d’une « pédagogie » arrogante, il conviendrait de former les architectes à la communication avec des non-spécialistes.
C’est au premier ( l’architecte)  de guider le second ( le public, le client), de trouver les mots pour lui parler, de savoir prendre en compte ses demandes, de savoir lui faire saisir ce qui, à un moment du processus de conception, est important et ce qui ne l’est pas. (…) Il faut donc former les architectes, dans les écoles d’architecture au contact avec des non-spécialistes de l’architecture. C’est d’autant plus important que l’architecte revendique le rôle d’homme de synthèse: pour pouvoir revendiquer ce rôle, il doit être capable d’épouser tous les points de vue, quitte à le dépasser.

(…) Si la communication est difficile, n’est-ce pas parfois que l’architecture n’est pas conçue en fonction du public auquel elle est destinée?  (…) le fait que les photos d’architecture représentent souvent des espaces vides de tout occupant est en soi un problème. Ce n’est pas seulement regrettable pour des raisons esthétiques: on prive ces photos, même quand elles sont très belles, du supplément d’âme que leur procurerait la présence de la vie. Mais il y a plus grave : on creuse ainsi le fossé entre une approche esthétisante de l’espace et les préoccupations du public qui ne se reconnait pas dans cette architecture et surtout dans la façon de la représenter. On peut en effet penser que si l’architecture était représentée autrement – c’est-à-dire avec la présence d’êtres humains – , cela conduirait les architectes à concevoir autrement, en prenant mieux en compte ce qu’ils incluraient dans leurs représentations, qui sont un support essentiel de la conception.
Les architectes ont sans doute raison quand ils déplorent le peu de place qui leur est fait. Mais il ne sert à rien d’avoir raison tout seul. Ils sont donc confrontés à deux écueils: soit camper sur leurs positions et sur leur certitude d’avoir raison parce qu’eux savent et que le public est ignorant; soit se renier. (…) comment élaborer un discours audible pour un large public, sans rien abandonner de leur spécificité d’architecte, c’est-à-dire en évitant les pièges de la démagogie ( comme avec , par exemple, l’architecture pastiche), du technicisme et de l’économisme. Ou encore: comment réussir à concilier l’objectivité de l’apport de l’architecte et le respect de sa subjectivité ?
(…) Pour cela, il faut chercher à convaincre, et non pas à imposer: l’architecte, s’il ne réussit pas à convaincre, peut craindre de se tromper sur les attentes de son public. L’architecte doit prendre le plus possible au sérieux les attentes de son public, y compris pour ce qui, dans un  premier temps,  peut le heurter: il doit écouter s’il veut être entendu. (…) Le star system, qui a vu certaines « vedettes » faire passer leur volonté de faire original avant les intérêts du client, a alimenté cette suspicion, qui renforce ainsi la nécessité, pour les architectes, de montrer en toutes circonstances leur sens du service.
Pour conclure, rappelons quelques principes que les architectes doivent respecter s’ils veulent trouver leur place dans la société:
1- éviter le repli sur une identité d’artiste
2- revaloriser la dimension de service de l’activité architecturale
3- saisir les occasions qu’engendrent  les nouveaux besoins, les nouvelles valeurs et des problèmes sociaux qui ne sont pas résolus sans amélioration du cadre de vie
4- développer les formations cohérentes avec ces besoins nouveaux, soit comme formation initiale, soit comme formation complémentaire, et inclure dans la formation, la question – très délicate- des rapports avec le public.
Ce program me nest sans doute pas facile à mettre en ouvre. Il me semble cependant constituer la principale base de réflexion qui peut actuellement permettre de redonner à l’architecture et aux architectes une place correcte et légitime dans notre société.

Le cahier des charges type "Qualiroutes" remplace le CCT RW99 de 2004

La Région wallonne publie le nouveau cahier des charges type wallon en matière de travaux de voiries: le CCT QUALIROUTES – 21/09/2011

Le 20 juillet 2011, le Gouvernement wallon a approuvé le cahier des charges type Qualiroutes (en abrégé CCT Qualiroutes). 

Au 1er janvier 2012, il remplacera définitivement le CCT RW99 de 2004 pour tout marché de travaux d’infrastructures routières:
a. relevant du Service public de Wallonie, agissant en qualité de maître d’ouvrage ou de maître d’œuvre, et publié à partir du 1er janvier 2012;
b. relevant de pouvoirs locaux subsidiés par le Service public de Wallonie,
et dont le cahier spécial des charges est approuvé par les Conseils communaux à partir du 1er janvier 2012;
c. faisant partie du contrat de gestion de la SOFICO pour ce qui concerne le réseau régional structurant.

L’ensemble des textes du CCT Qualiroutes (le CCT et ses catalogues annexes CDR, CSC Modèle…) est dès à présent accessible gratuitement sur le site « Qualité & Construction » (http://qc.spw.wallonie.be – rubrique « Qualiroutes ») et peut déjà être utilisé.
La version papier du CCT sera disponible pour la fin octobre.

Afin d’améliorer la qualité des cahiers spéciaux des charges et la réalisation des travaux routiers tant au niveau régional que communal, il est essentiel de diffuser les nouvelles prescriptions techniques de ce CCT qui tiennent compte de l’évolution des techniques et de la mise en conformité des produits de construction aux normes européennes.

Le lundi 17 octobre, est organisée au centre La Marlagne (à Wépion) une séance de présentation générale de Qualiroutes à destination de l’ensemble des acteurs (SPW, provinces, communes, bureaux d’études, entrepreneurs, producteurs). Le programme et le formulaire d’inscription sont disponibles. La participation est gratuite pour tous.

A partir du vendredi 21 octobre, un programme de formations approfondies est proposé dans plusieurs villes wallonnes. Elles seront dispensées dans les locaux de la DGO1 du SPW à Liège, Arlon, Ottignies et Namur et dans les locaux de la Chambre de la Construction de Mons. Les différentes sessions sont composées de 7 modules spécifiques (disponibles à la carte) d’une demi-journée chacun (de 9h à 12h30). Ceux-ci se veulent didactiques, concrets et accessibles tant aux techniciens qu’aux maîtres d’ouvrages. Le coût est de 50 EUR pour un choix de 1 à 4 modules et de 100 EUR pour 5 modules ou plus. La participation est gratuite pour les agents du SPW.

Pour tout renseignement:
qc@spw.wallonie.be.

 

 

 

Qu'est-ce que la Société des Architectes du Centre?

La Société des Architectes du Centre existe depuis 1905. Mais les archives n’existent que depuis 1930. A l’origine, la société s’appelait la société des Architectes et Géomètres experts du Centre. En 1954, la société se constitue en Union Professionnelle et publie officiellement ses statuts et comptent 22 membres architectes. Le comité de direction est composé de Edouard Couturiaux, Président, Frantz Sicx, Vice Président, Jean Vanlaetem, secrétaire, Jean André, trésorier et Marius Van Reck, commissaire.
Le siège de la société était 1, rue Sylvain Guyaux à La Louvière ( Le Café du Drapeau Blanc)
En l’article 3 des statuts, il est stipulé que : l’Union a pour objet l’étude, la protection et le développement des intérêts professionnels de ses membres, c’est-à-dire des Architectes immatriculés de la région du Centre, délimitée par la carte éditée sous les auspices de la Chambre du Commerce. Elle n’a aucun caractère politique, ni philosophique.
Actuellement la Société des Architectes du Centre, membre de l’Union Wallonne des Architectes compte 26 confrères qui sont:
Arnone Gioacchino, Bassetto Robert, Baudry Anne-Sophie, Bogannno Michel, Cordier Alain, Dal Cin Renzo, Damoiseau Dominique, De Vree Bernard, Deprez Olivier, Fasbender Benoît, Floris Didier, Forêt Alfred, Gosse Georges, Kunoka Fabrice, Lecocq Yan, Leleu Anne, Monachino David, Mussome Guisi, Noël Alain, Plomteux Yves, Polisini Sandro, Posty Stéphane, Rappez Nicolas, Ricciardone Agostino, Scheirs Jean-Marc et Simoens Pascal.
La SAC se réunit en principe tous les mois à la Maison des Associations place Mansart à La Louvière.